L'ignorance c'est la force

Par Adrien Tallent, César Lacombe - 4 février 2018

Avec la démocratie, la liberté de parole et plus encore les réseaux sociaux, le débat est partout, tout le temps et de plus en plus de personnes peuvent y participer.

Temps de lecture : 9 min

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L’homme est fait pour vivre en société, c’est un « animal politique » pour reprendre la formule d’Aristote. En cela, le philosophe grec signifie que l’homme est fait pour vivre dans la « polis », la cité grecque. De tout temps, l’homme s’est organisé en groupes en fondant un « nous » en opposition aux « autres », à « eux ». Il s’est organisé en tribus, en villages, en cités, en royaume, en Etat, en Empire, en Union d’Etats. L’histoire de l’humanité est l’histoire de ses organisations sociales et politiques.

Cela va avec les facultés que l’homme a développées : la parole et l’écriture. Certes, il a été démontré que les autres animaux ont également des systèmes de communication cependant rien d’aussi développé que chez les êtres humains. En effet, une des thèses démontrées par Yuval Noah Harari dans son livre Sapiens est que si l’homme est aujourd’hui l’espèce dominante sur Terre, c’est en particulier grâce à sa capacité à collaborer en grand nombre de manière flexible. C’est à dire que l’homme peut modifier la forme de son organisation en discutant avec d’autres hommes. Dès lors, les femmes et les hommes qui ont peuplé la Terre ont communiqué à l’oral et à l’écrit que ce soit des discussions banales pour parler de tout et de rien ou bien dans le but de se gouverner, de s’organiser, de développer des écoles de pensées, des religions, des philosophies…

Ainsi l’être humain est un débatteur. Nous en faisons sans cesse l’expérience notamment depuis l’instauration de nos démocraties libérales : nous débattons tout le temps et sur tous les sujets. Nous débattons avec notre famille, nos collègues, nos adversaires, nos amis. Le débat est désormais encouragé très jeune en classe : les professeurs appellent les élèves à débattre entre eux sur des sujets qu’ils définissent.

Tout cela est fait dans le but noble de développer nos capacités de débat afin d’être mieux armés dans notre vie future. Cependant tous ces exercices nous donnent l’illusion que nous pouvons débattre alors que nombre de débats nécessitent un minimum de connaissances. Il ne s’agit pas de laisser les soi-disant « experts » débattre à notre place sur les plateaux TV mais il s’agit de tenter de se renseigner un minimum sur divers sujets. En cela notre école n’est pas suffisamment « moderne », pas assez en phase avec son temps : elle devrait nous donner les armes pour avoir un entendement des grandes questions qui sous-tendent l’évolution de l’Homme dans la société qu’il a construite. L’école nous invite au débat, mais elle ne fait que la moitié du travail en ne nous enseignant pas la rigueur qui doit se tenir au débat. Par là il nous faudrait une éducation sur l’importance des mots, la justesse des connaissances, et ne pas nous laisser débattre avec une forte approximation.

Bien sûr, il ne s’agit pas de dire qu’il faut obligatoirement attendre de maitriser un sujet pour en débattre ni même que l’on pourra avoir un entendement complet d’un thème avec quelques recherches puisque personne ne saura jamais tout sur tout. Cependant il faut pouvoir prendre conscience que l’on ne sait pas. En ce sens les paroles de Socrate dans les discours de Platon de L’Apologie de Socrate ou du Menon sont étonnement actuels.

“Je comprends ce que tu veux dire, Menon. Vois-tu combien est fertile en disputes ce propos que tu mets en avant? Il n’est pas possible à l’homme de chercher ni ce qu’il sait ni ce qu’il ne sait pas; car il ne cherchera point ce qu’il sait parce qu’il le sait et que cela n’a point besoin de recherche, ni ce qu’il ne sait point par la raison qu’il ne sait pas ce qu’il doit chercher. ”

— Menon, Platon — 


Or en pensant savoir, en se disant que l’on n’a pas besoin de se renseigner sur un sujet parce qu’on pense en avoir un entendement suffisant induit l’illusion que l’on sait, même si c’est faux. Et c’est bien là le plus grand risque, être persuadé de savoir lorsque l’on ignore.
L'APPARITION DE L'IGNORANCE
En fait, pendant la majeure partie de l’histoire de l’humanité, l’homme a été ignorant. Pas au sens de Socrate, où il traite d’une ignorance consciente déduite du fait que ce dernier a quelques connaissances et se rend donc compte de l’étendue de son ignorance. La notion d’ignorance au sens où on l’entend aujourd’hui, c’est-à-dire principalement dû à un manque de connaissance, n’avait pas beaucoup de sens car sauf exception, le monde entier était ignorant. Très peu de connaissances étaient disponibles à l’apprentissage. De plus l’obscurantisme religieux a joué son rôle en donnant des vérités soi-disant éternelles et qu’il ne fallait absolument pas discuter. Chacun s’occupait de ses affaires puisque de toutes façons on avait très peu d’information sur ce qu’il se passait à l’autre bout du royaume et on ne demandait aucun avis à personne, sauf peut-être le roi à ses proches conseillers. Pendant la majeure partie de l’histoire, l’homme ne connaissait pas 99% des êtres vivants sur Terre, non pas que ce fusse sans intérêt mais les moyens mis à sa disposition ne le lui permettaient pas. Il a fallu attendre le XVIe siècle et la période des grandes découvertes pour que l’homme se mette à accumuler des connaissances et à les diffuser à ses compères sur les contrées que les explorateurs découvrirent ou bien par les scientifiques, astronomes, biologistes, mathématiciens, physiciens … Cette révolution est appelée « Révolution scientifique ».

A partir de cet instant, nous nous sommes mis à accumuler des connaissances sur tous les sujets possibles et imaginables, à les diffuser par l’intermédiaire de cours dispensés à des élèves, de livres imprimés puis par l’intermédiaire de la radio, de la télévision et maintenant d’internet. Mais avec ce développement phénoménal de la connaissance est apparue une nouvelle ignorance, est apparue la distinction entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas mais surtout s’est développée une conception de l’ignorance, plus scientifique. En effet, les découvertes allant, les chercheurs se rendent chaque jour un peu plus compte de l’étendue de leur ignorance. La science moderne part donc du principe que nous sommes tous ignorants.

Cependant, si tout le monde se trouvait dans l’état d’ignorance de nos scientifiques, le monde s’en porterait bien mieux. il convient de distinguer l’ignorance que l’on pourrait appeler « scientifique » qui a besoin d’être remplacée par des découvertes, de l’ignorance « quotidienne » d’une partie des peuples qui pourrait être, pour une grande partie des sujets, effacée par quelques simples recherches.

LES ATTRIBUTS MORAUX

Les gens sont bornés : en effet, des chercheurs en psychologie ont par exemple réalisé une expérience dans laquelle on montrait à des partisans d’une opinion (peine de mort, changement climatique … ) des éléments contradictoires. Plutôt que d’admettre que ces éléments en question vont contre leur opinion, ils se braquaient davantage en s’attachant uniquement aux quelques éléments qui allaient dans leur sens sans considérer les autres. En fait le problème est qu’aujourd’hui la plupart des problèmes majeurs sont d’une grande complexité mais cela n’empêche pas les gens, sans expertise précise, d’avoir une opinion tranchée sur ces sujets.

“Dans un monde idéal, nous nous transformerions tous en experts et nous donnerions notre avis en nous basant sur nos très nombreuses connaissances. Mais comme cela n’arrivera jamais, nous devrons nous contenter d’imiter Socrate : devenir plus sage en reconnaissant notre ignorance.”

— Tribus morales, Joshua Greene — 


Le psychologue Frank Keil a lui mis au point ce qu’il appelle « l’illusion de l’explication profonde » : les gens pensent comprendre le fonctionnement des choses alors que c’est faux. Ils se trouvent d’ailleurs obligés de réévaluer leurs connaissances lorsqu’ils se rendent compte qu’ils ne savent pas expliquer comment telle ou telle chose marche. Dans une série d’expériences, Philip Fernbach, Todd Rogers, Craig Fox et Steven Sloman ont appliqué cette théorie à la politique et ont démontré qu’en matière de propositions politiques les gens ont souvent une opinion bien tranchée ; cependant, lorsque les chercheurs leur ont demandé d’expliquer ces propositions politiques, les sondés ont fini par avouer qu’ils n’y comprenaient pas grand-chose alors qu’ils n’avaient aucun mal à donner des raisons justifiant leur opinion. 

Dès lors, toutes ces expériences montrent que tenter de contrer l’opinion des gens par des arguments fonctionne rarement voire polarise les opinions alors que mettre les gens face à leur ignorance est bien plus efficace pour les faire se renseigner et peut-être changer d’avis. Ainsi, plutôt que de demander aux hommes politiques pourquoi ils défendent une politique, il vaudrait mieux leur demander de l’expliquer.

Joshua Greene explique que souvent tout vient du fait qu’il y a plusieurs façons d’être juste et nous avons souvent tendance à choisir le type d’équité qui nous arrange le plus : c’est l’équité biaisée. Or bien que biaisée elle reste une équité c’est pour cela que nous avons du mal à nous en rendre compte et qu’on pense agir justement surtout lorsque nous sommes concernés par la situation en question ou quand notre tribu, notre groupe est concerné : nous avons même tendance à nous sacrifier pour le bien de notre groupe. En effet, de tout temps, l’être humain s’est construit en tant que « nous » (communauté, famille …) en opposition à « eux » et l’Homme serait prêt à tout pour aider sa communauté.

Or ceci induit un problème dans le sens où l’Homme débat, on lui demande son avis et la démocratie se développant, son avis est de plus en plus important. L’Homme doit donc juger des situations, des propositions politiques sans en connaître la teneur et sans forcément en comprendre les enjeux & les limites. Les derniers faits électoraux le montrent bien. Que l’on parle de Donald Trump ou du vote sur le Brexit, nous voyons bien que l’homme lorsqu’on lui demande son avis sur des sujets sensibles comme la sortie de l’Union Européenne ou quand il s’agit d’élire un homme que certains pensent qu’il va défendre une « race américaine blanche », les électeurs peuvent se montrer illogiques. D’autant plus que l’on peut penser que ceux qui subiront le plus les effets secondaires néfastes de ces faits électoraux sont justement ceux qui ont le plus massivement voté en faveur de ces propositions ou de ces personnalités. Il suffit de regarder l’interview de Nigel Farage, alors leader du parti anti-UE UKIP (United Kingdom Independance Party), au lendemain de la victoire du « Leave » où il avoue qu’en réalité les chiffres qui avaient été placardés partout à travers le Royaume-Uni sur les économies réalisables par la sortie de l’UE étaient en réalité faux. Ces exemples récents ne sont qu’une preuve de plus de ce qu’avait déjà décrit Platon dans sa critique contre la démocratie en affirmant que le problème de la démocratie est qu’elle peut vite être détournée par les démagogues qui ne font que flatter le peuple. Le candidat, identifié par Platon comme un sophiste, flatte les plus bas instincts du peuple en rabaissant la vérité au monde des apparences. De plus la présence de multiples candidats entraîne une surenchère de promesses qui ne laisse pas de place à la rationalité. 

Si bien que désormais nous avons trouvé une nouvelle forme de démagogues : les populistes, qui s’appuient sur l’ignorance des électeurs pour se faire élire … l’exemple le plus frappant reste Adolf Hitler bien sûr mais désormais à l’heure des fameuses Fake News tromper le peuple n’a jamais été aussi simple si bien que l’on dit souvent que ce sont les Fake News qui ont par exemple fait élire Donald Trump. 

Combattre ce phénomène est difficile car il se sert de la manière de fonctionner de nos réseaux sociaux. En effet, les réseaux sociaux sont des entreprises capitalistes qui cherchent donc le profit et la croissance de leur nombre d’utilisateurs. Ils cherchent donc à satisfaire leurs utilisateurs qui sont aussi leurs clients et ont donc mis au point toute une série d’algorithmes afin de proposer du contenu que leurs clients sont susceptibles d’apprécier. Or ceci est donc lié aux opinions politiques de ces derniers qui ne voient alors que des articles en lien avec ce qu’ils pensent et finalement ne sont jamais confrontés à des articles qui pourraient contredire leur pensée. C’est ce qu’a montré Eli Pariser dans son ouvrage The Filter Bubble, il fait référence au concept de bulles de filtre afin de symboliser ce mécanisme. Les bulles de filtre nous entourent et le contenu que nous proposent les réseaux sociaux est filtré en fonction de sa pertinence pour nous, jugée grâce aux données enregistrées sur nos centres d’intérêts. Le contenu qui nous arrive est donc toujours similaire et cette quête de la pertinence devient une bulle qui nous enferme en nous faisant toujours voir le même type de contenu. Ainsi, l’utopie d’internet comme lieu où l’on peut confronter nos positions à des positions contraires se voit contredite. Le phénomène est plutôt inverse et tend à nous enfermer dans nos certitudes. Et les rares débats qui prennent lieu sur les réseaux sociaux se transforment en débats de comptoir où la pertinence n’est pas au rendez-vous.

Cependant, en globalisant cette réflexion, on pourrait se dire que depuis l’apparition des médias, il y a toujours eu un fonctionnement similaire. En effet, les médias ont aussi leur public et la question de la pertinence du contenu pour le public a toujours été importante. La simple différence est qu’avec l’avènement d’internet, ce phénomène est exacerbé par l’utilisation de données sur les individus afin de mieux les cerner. C’est ainsi l’avènement d’internet qui, en intensifiant les mécanismes actuels qui sont ceux d’une économie à la recherche de la croissance et du capital, dévoile des travers qui enferment les gens dans les choses intéressantes qu’ils connaissent. Le résultat en est que les fameux débats que tout le monde aime tant s’en retrouvent stérilisés et ne sont qu’une suite de monologues où chacun défend son opinion sans jamais prendre en compte l’opinion de son interlocuteur. Il ne s’agit finalement que de convaincre des personnes déjà convaincues, et cela n’entretient absolument pas la formation d’un esprit critique.

Enfin, bien que des médias aient déjà mis en place des moyens afin d’évaluer la pertinence de différentes sources d’information comme le propose Le Monde avec son service Décodex, on voit aussi à l’inverse le développement d’un traitement médiatique superficiel de l’information avec l’apparition et le développement des chaînes d’information en continu. Néanmoins, les médias les plus connus aujourd’hui ne proposent pas de confronter différents points de vue afin de permettre justement le dépassement de ce problème d’intéressement. En globalisant ainsi la réflexion à l’économie capitaliste qui fonctionne sur l’intéressement pour maximiser le profit, on peut ainsi théoriser un modèle économique en partie basé sur l’ignorance.

LE BUSINESS DE L'IGNORANCE

Ainsi, notre logique économique capitaliste telle qu’elle s’est développée depuis deux siècles a fait de l’ignorance un business en se basant sur l’asymétrie d’information. La survie d’un expert dépend de ce que nous n’avons pas accès à l’information que lui possède. 

Par exemple, le médecin est un expert et nous comptons sur lui pour notre santé et parfois même notre vie. Il ne nous viendrait pas à l’idée de contredire un médecin alors même qu’il est lui aussi dans une logique économique. Aujourd’hui la gestion des hôpitaux se rapproche de plus en plus de la gestion d’une entreprise où les clients sont les patients : il s’agit d’en traiter le plus possible afin d’être le plus productif. Or un médecin peut vous conseiller de faire des analyses plus poussées parce qu’elles sont plus coûteuses et donc plus rentables ou tout simplement un médecin qui prescrit une prise de sang parce que son conjoint gère le cabinet médical voisin. Il ne s’agit pas bien sûr de se méfier de son médecin mais il faut être conscient que cela existe. De la même manière nous faisons appel à un agent immobilier pour vendre notre maison puisqu’en tant qu’expert il saura la vendre au meilleur prix. On peut donc penser qu’il va chercher à vendre notre bien le plus cher possible car sa commission augmentera. Or le pourcentage qu’il touche est faible donc augmenter le prix de notre maison ne lui fera pas gagner beaucoup plus mais cela lui demandera davantage de travail. Il va donc chercher à vendre notre maison le plus vite possible et nous poussera à accepter la 1ère offre sérieuse en jouant sur notre peur de ne pas vendre notre maison. En effet, des études ont montré qu’en moyenne lorsqu’un agent immobilier vend son bien lui-même, il le vend en moyenne 3% plus cher.

En réalité, ces gens sont humains comme tout le monde et donc comme eux il y a des chances pour que nous fassions la même chose : pensons tout simplement à la manière dont nous mentons sur notre personnalité lorsque l’on rencontre quelqu’un pour la première fois ou lors d’un entretien d’embauche.

Cependant, avec le développement d’internet, l’asymétrie d’information qui existait en faveur de ces experts s’est réduite. Dans le cas de l’immobilier, il est par exemple désormais possible de connaître plus précisément le marché de l’immobilier. La force d’internet est de donner la capacité à un grand nombre de personnes d’avoir accès à une information dont ils n’avaient pas connaissance. Cela fait la fortune des sites sur le marché immobilier et des comparateurs d’assurances. Mais avec cela un risque apparaît : celui de penser que l’on sait tout.

ATTENTION DANGER

“Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes, mais ils se sont comportés comme des organes d’influence, de propagande, et de propagande mensongère, ni plus ni moins.”

— Emmanuel Macron lors de la conférence de Presse suite à la rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine au Château de Versailles — 


Nous parlions de Fake News précédemment et en voici le meilleur exemple : les russes (qui ne sont pourtant pas le pays le plus développé de la planète) ont réussi à interférer dans les élections américaines et ont entrepris en Europe une politique d’influence par le biais de médias contrôlés par le Kremlin, Sputnik et Russia Today. Les dirigeants des pays européens ont ainsi le plus grand mal à contrer ces ingérences russes.

Mais l’ignorance généralisée représente un danger bien plus grand puisqu’elle est le terreau des totalitarismes. Le meilleur exemple nous est donné par la littérature et le livre de George Orwell, 1984. Dans le régime totalitaire dominé par un parti unique, les 3 slogans du Parti sont « la guerre c’est la paix », « la liberté c’est l’esclavage » et « l’ignorance c’est la force ». Cette dernière expression est celle qui nous intéresse ici puisqu’elle induit une remise en question de la pertinence de l’éducation, de la philosophie, de la recherche universitaire … Dans ce monde totalitaire une masse de prolétaires ignorants sont dominés par une poignée de dirigeants du Parti. Le concept de vérité est dénaturé, le Parti modifie ce qu’il s’est passé dans le passé afin d’avoir toujours raison et de se présenter comme omniscient et omnipotent. 

“La dictature s’épanouit sur le terreau de l’ignorance.”

— 1984, George Orwell — 


L’ignorance empêche d’avoir un contrepouvoir, un esprit critique sur ce que font les politiques, les gouvernements. Les dictatures se sont construites sur l’ignorance des peuples et les mouvements populistes d’extrême droite d’aujourd’hui se basent sur ce même ressort : penser que les étrangers sont la raison pour laquelle les français n’ont pas de travail n’a pas de sens mais est facile à faire rentrer dans l’esprit des gens en se basant sur des preuves qui relèvent plus de la malhonnêteté intellectuelle que de la démonstration scientifique. 

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